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Presse Algérie 2008 |
Edition du 13 février 2008 > Culture Le Petit Orchestre Swing de France au CCF Les manouches débarquent à Alger Swing ! Qui n'aimerait pas s'essayer à quelques pas de danse. Le Centre culturel français d'Alger s'est approprié ce genre que l'on a tendance à oublier, en battant le rappel des meilleurs swingueurs, du Petit Orchestre Swing de France. Ce fut tout bonnement mémorable la soirée de lundi. Rien que pour le prouver, cette salle de spectacle remplie, obligeant les organisateurs du CCF à installer des sièges en dehors de la salle et d'ouvrir la porte. Le public en est sorti tout groggy, bien que la posture qui lui est offerte ne permet pas de réels mouvements. Le trio de musiciens, Alain Wilsch, Laurent Zeller et Gilles Parodi reprendront des ballades que les moins de vingt ans ne connaissent pas, en y apportant leur touche. Chaque morceau fut un émerveillement des sens et les spectateurs y ont adhéré. Ils se surprendront en train de fredonner quelques airs en claquant des doigts. La lumière en rajoute aussi : quelque peu tamisée, elle favorise une atmosphère intimiste. « C'est fantastique », le mot bien senti lancé au tout début par le violoniste Zeller qui a la faconde facile, peut s'appliquer à tout le répertoire repris. « Le choc thermique » qu'ont appréhendé les musiciens s'est transformé en de réels sentiments pour Alger et ses habitants à l'abord facile. La découverte de la ville par les manouches des temps modernes ne les a pas laissés indifférents. Pourtant, point de ringardise dans ces ballades du groupe qui ressuscite les morceaux datant pour la plupart de l'après Première Guerre mondiale. Ainsi, « le Petit Orchestre Swing de France » remet au goût du jour le jazz français à cordes bien particulier « en reprenant les grands thèmes des chansons d'après-guerre. » Point d'attache : le jazz swing français de Django Reinhardt et de Stéphane Grappelli. Seule la passion a réuni ces musiciens. La distance géographique s'abolit d'elle-même au profit de la passion. Quand on en est tarabusté, rien ne compte. Les musiciens feront des passages dans plusieurs villes du monde. Partout où ils vont, le public prend corps avec leur musique. |
Edition du 14 février 2008 > Culture Le Petit Orchestre Swing de France au CCF. Associer la bonne humeur au divertissement musical Ils sont trois musiciens professionnels, Gilles Parodi, guitare rythmique, Laurent Zeller, violon, Alain Wilsch, guitare solo. Il forment ensemble le petit orchestre de France. Ils étaient les invités du Centre culturel français lundi dernier en soirée. Ils ont été applaudis par un public jeune et enthousiaste. Ces jeunes ont aimé les rythmes du jazz swing. Ils ont apprécié aussi les mélodies qui les ont bercés. Ils ignoraient cependant les titres de ces chansons. La raison est simple. Ils n’étaient pas encore nés quand ces chansons ont été composées et n’appartenaient pas à la génération qui les a connues et fredonnées. Ces airs qui ont marqué la période de l’après-Seconde Guerre mondiale, dès 1945, sont pourtant devenus des standards, mieux, des classiques. C’est la raison pour laquelle le petit orchestre de Paris les a inscrits dans son répertoire. Ces airs, légers et d’une grande harmonie musicale, sont tout désignés pour être interprétés en jazz, avec une prédilection dans le style swing. Les trois musiciens du petit orchestre Swing de Paris les jouent admirablement et d’une manière magistrale, comme si ces mélodies ont été composées pour eux. Ils les interprètent fidèlement. Ils ajoutent surtout leur talent de musiciens professionnels par des envolées en soliste. Le jazz possède cette particularité de donner une grande part à l’improvisation, en s’écartant de la structure musicale originale du morceau joué, à l’inverse des œuvres de musique classique qui demandent une rigueur parfaite dans l’exécution. Aussi, chaque musicien de ce trio a-t-il mis à profit cet avantage et cette liberté pour donner le meilleur de lui-même. C’est une manière de s’exprimer personnellement par la musique et en même temps captiver et enchanter le public qui écoute. Le petit orchestre Swing de Paris a ainsi joué des mélodies qui ont été de célèbres rengaines des années cinquante comme, «les Feuilles mortes» ou, «Que reste-t-il de nos amours». Il a joué des airs plus proches de notre époque comme la belle chanson de Gilbert Bécaud «Et maintenant que vais-je faire». Il a éveillé la nostalgie et l’évasion chez on auditoire Cet ensemble a cependant commencé son récital par un air qui était sur toutes les bouches, il y a quelques dizaines d’années. Il a pour titre, «C’est magnifique». Avec cette expression débordante de joie de vivre et d’optimisme, le violoniste Laurent Zeller a exprimé son plaisir de se trouver à Alger en lançant, «C’est magnifique d’être dans votre ville». Le contact était tout de suite établi avec le public où la bonne humeur a régné pendant le récital. La personnalité joviale des musiciens, la gaieté de Laurent, son sens fort de l’humour ont transformé ce divertissement musical en une soirée entre amis. Le rendez-vous pour un autre concert a été un engagement réciproque entre le public et le petit orchestre Swing de France. Kamel Chériti. LAURENT ZELLER, VIOLON JAZZ. «Les mélodies algériennes peuvent être jouées en jazz» Laurent Zeller est un musicien de jazz qui pratique ce genre depuis des décennies. Il domine dans ce trio du petit orchestre Swing de France bien que les musiciens de ce trio soient d'excellents instrumentistes. Ce violoniste de talent nous parle de son art. _Vous jouez admirablement du violon. On dirait que vous êtes né avec cet instrument. Quel est le secret de votre talent ?_Il n'y a pas de secret. Tout mon art est fondé sur l'amour que je porte à la musique. Et puis, il y a plus fort que moi. J'ai commencé le violon à l'âge de quatre ans. J'en ai aujourd'hui cinquante. C'est dire le temps que j'ai passé dans l'exercice musical. Je suis violoniste et aussi guitariste. Je joue le classique, le jazz, la variété. Je suis à l'aise dans tous les genres musicaux ainsi que dans les divers ensembles, musique de chambre, orchestre symphonique, groupe de jazz. _Le genre jazz permet justement par l'improvisation de mettre en valeur les musiciens. Quelles sont vos impressions à ce sujet ?_Effectivement, le jazz par la liberté qu'il procure au musicien, permet au talent du musicien de se mesurer et de démontrer ses compétences musicales. Mais c'est un argument à double tranchant. Nous disons que c'est le risque du jazz, car le musicien dans son improvisation peut réussir son passage comme échouer pitoyablement. Le public est dur envers lui. Il n'a pas droit à l'erreur. _Votre trio a magnifiquement relevé le charme de vieilles chansons françaises en les transformant sous le couvert du jazz. Pensez-vous que cela serait aussi réussi avec des mélodies algériennes ?_Parfaitement ! La musique de jazz se fond à tous les patrimoines culturels et c'est cela sa richesse. L'Algérie possède de belles mélodies musicales. En les introduisant par le genre jazz, elles sont projetées à l'universel, pouvant être appréciées par les diverses sensibilités. Et puis, c'est une manière d'inculquer aux jeunes Algériens la connaissance de la musique universelle qu'est le jazz par l'intermédiaire de leur propre patrimoine. _Vous introduisez la bonne humeur dans vos récitals. Est-ce là une marque propre au petit orchestre Swing de France ?_Je pense que la bonne humeur est une conduite constructive de la vie. Je vous confie mon expérience personnelle. Il y a quelques années, je voyais tout en noir. Tout devenait pénible. J'ai décidé de faire l'inverse, c'est-à-dire de sourire à la vie dans toutes les situations. Le miracle s'est produit et la vie me sourit. Même les gens de mon entourage quand je les approche, sont contaminés par cette joie de vivre. Le témoignage de cette belle conduite, vous l'avez-vous même constaté par l'ambiance de bonne humeur créée durant ce récital. Entretien réalisé par Kamel Chériti |
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Écrit par M. A. le 19-02-2008 LE PETIT ORCHESTRE SWING DE PARIS AU CCF. Un jazz manouche aux trois couleurs de la douce France [Alger - 11 février 2008] Dans la nostalgie et le goût des belles mélodies d'antan, le jazz swing manouche reste encore apprécié par tant de générations et découvert par tant de jeunes, du jazz swing de Django Reinhardt au Petit orchestre swing de France, apprécié ce lundi 11 février au CCFA (Centre culturel français d'Alger). Cette musique qui nous entraîne à travers l'histoire en reprenant les grands thèmes de la chanson d'après-guerre sous les trois couleurs de la douce France, applaudi par un public très connaisseur et surtout nostalgique, et amusé par l'ambiance de détente dans laquelle nous ont fait plonger ces trois musiciens venus de l'autre coté de la Méditerranée, qui nous faisant ainsi partager leur passion pour la chanson française d'antan associé aux rythmes et couleurs du swing manouche, je cite Alain Wilsch à la guitare solo ; considéré comme un des maîtres du jazz ; Laurent Zeller au violon ; violoniste depuis sa tendre enfance ; tombé sous le charme de la guitare et du jazz ce qui l'amène à croiser sur son chemin les incontournables Biréli Lagrène et Tchavolo Schmitt, et Gilles Parodi à la guitare rythmique spécialiste du jazz et percussion brésiliennes. Trois musiciens à l'humour très fin, et aux allures comiques nous rappelant les trois Stooges, trio comique célèbre de la télé des années 40. Le Petit orchestre swing de france, un trio de choc présent par leur dextérité du jeu, nous jouant ainsi des morceaux telle que « C'est si bon », « La javanaise », « Y a de la joie ». Nous émerveillant au final avec un morceau digne d'un Django aux trois couleurs d'une France d'après-guerre brillant sous les lumières du troisième millénaire. |